Écrire une pièce, c’est le plus souvent créer des personnages fictifs… composer leur personnalités avec un peu de soi… de personnes que l’on connaît… ou que l’on aimerait connaître… et c’est, il faut l’avouer, on ne peut plus jouissif.... surtout lorsque vous avez donné vie à plusieurs personnages… et qu’au fur et à mesure des lignes, vous les connaissez de mieux en mieux… Il arrive en fait, un moment où l’on est presque en roue libre… Je veux dire par là, que les personnages interagissent tout seuls comme des grands… les répliques naissent sans effort… et l’auteur n’est plus alors, qu’un voyeur/auditeur...

C’est ce que je vis actuellement avec Bébert et la Princesse.

Lorsque l’on me demande un texte, je ne peux m’empêcher de le relire avant de le communiquer… et comme il y a souvent une distance au niveau du temps… je ne me souviens plus bien de lui... et aussi, suis plus objectif que lors de la phase de finalisation... Du coup, le corrige à nouveau, un peu.

Il y a aussi un plaisir… celui de retrouver ses personnages qui sont comme de vieux amis que l’on a pas vus depuis longtemps… et quelques fois l’on se dit que l’on aimerait bien les revoir, un peu plus longtemps… qu’un sketch c'est un peu trop court… et qu’en fait, on devrait les gâter un peu plus… leur consacrer toute une pièce.

On entend le bruit de tronçonneuse... avec des arrêts suivis de chutes d’arbres…le bruit est d’abord dans le lointain… puis il se rapproche...

LUMIÈRE

Sur la scène, se trouve un lit ancien à baldaquin avec des voilages vaporeux et de la poussière et des toiles d’araignées… Une femme y dort...

À côté du lit, côté cour, se trouve un fuseau poussiéreux et plein de toiles d’araignées… Sur lui est posée une robe de princesse tâchée de sang...

À côté du fuseau, côté cour, une chaise dans le même état…. Poussière et toiles d’araignées…

Le bruit de la tronçonneuse est toujours présent et même très fort… Soudain, il s’arrête… On entend un arbre chuter...

BÉBERT (VOIX OFF) : - Ah ! Merde !... Saloperie d’arbre !...

On entend un verrou s’actionner… puis une porte massive s’ouvrir… quelqu’un qui monte un escalier … puis s’arrête...

BÉBERT (VOIX OFF) : - (Criant) HÉ HO !... Y A QUELQU’UN, ICI ?...

Les pas reprennent… puis on entend une lourde chute avec un cri...

BÉBERT (VOIX OFF) : - (Haussant le ton) AH MERDE ! DÉCIDÉMENT C’EST PAS MA JOURNÉE… MAIS QU’EST-CE QUE TU FOUS LÀ, TOIIII ?… HÉ ! HO ! TOIIII ! Réveille-toi quand je te parle ?! … Ah ! Il en tient une bien bonne, le bougre !...

Les pas reprennent…

Ça fait des fêtes… Ça picole et puis ça vient pioncer dans les escaliers … Ah ! J’vous jure les gens...

Côté cour, entre alors un homme en salopette verte et sale, des brindilles dans les cheveux… Il porte une grosse tronçonneuse.

BÉBERT : - (Regardant la pièce) Eh ! Ben dis donc !… Moi, si j’étais le proprio… je virerais la femme de ménage...

Il pose sa tronçonneuse sur la chaise qui se brise aussitôt...

BÉBERT : - ‘Tain ! Ça doit être encore du IKEA, ça !...

L’inspiration est vraiment partout pour les humoristes… Le simple fait d’avoir relu sur Internet le conte de la belle au bois dormant… qui n’est pas du tout une histoire à dormir debout… a fait naître chez moi de nouveaux personnages déjantés.

Je m’étais dit au départ que j’en tirerai un sketch… mais je crois, tout « conte » fait, que je vais en faire une pièce en trois actes.

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